Entre le rock et la magie, il n'y a qu'un pas...
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)

Aller en bas 
AuteurMessage
Emy Fenster
Sexy singer
avatar

Féminin Nombre de messages : 1384
Age : 29
Localisation : Next Door. Is it a bedroom? You find me.
Humeur : Faut me parler pour le savoir, trésor.
Date d'inscription : 02/02/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
50/100  (50/100)
Relations ::
Année d'étude: Troisième

MessageSujet: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Ven 13 Juin - 21:50

    " Mon coeur est brisé. Je ne connais ni les réponses ni les questions. Seulement cette pensée atroce me dictant que cet organe primordial est en miette. J'essaie de résoudre mon esprit, espérant trouver dans celui-ci une réflexion qui me permettrait de survivre à cette abnégation de douleur. Mon corps refuse de m'obéir, il reste résolument innactif. Pourtant, mon cerveau continue de fonctionner, m'obligeant à revoir la situation sous des angles différents mais pourtant si semblables. J'ai l'impression qu'une barrière infranchissable a été érigée, m'obligeant à contourner des raisonnements qui ne m'appartiennent pas ''

    Saisie par un violent mal de tête, Emy interrompit son geste, suspendant son crayon dans les airs. Aussitôt, elle porta une main à ses tempes,entreprenant de les masser dans le but de se soulager de cette lancinante douleur. Elle serra les dents, s'efforçant de contenir le cri primal qui tentait de s'échapper de sa bouche. À quoi bon? Ce mal mesquin semblait s'insinuer tranquillement dans son corps...Non. Elle n'arrivait pas à supporter cette situation. C'était trop difficile. Oh, l'adolescente avait déjà eu une gueule-de-bois. Mais à la douleur physique se rajoutait une indescriptible haine, une rage qui grandissait en sourdine dans son être. Ses mains tremblaient, animés par la violence du combat intérieur qui était mené dans cette jeune fille .

    Avec brusquerie, Emy envoya valser son stylo à l'autre bout de la pièce, envoyant promener par la même occasion son journal. Comment avait-elle pût écrire des trucs aussi stupides? Son coeur n'était pas brisé, il était absent. Nuance.Elle ne tentait pas de réfléchir. Les pensées venaient par elles-mêmes troubler sa tranquillité, tandis que les souvenirs affluaient en masse, s'assurant que sa mémoire ne lui faisait pas défaut. Merde! Pourquoi ne pouvait-elle pas oublier, comme tous ces jeunes qui se bourrent? Nah, elle, Emy Fenster, devait supporter sa médiocrité, revoyant sans cesse des scènes sordides qui n'auraient jamais dût exister.

    Un hurlement emplit la pièce, renvoyant en écho un calme inquétant. La chambre de la jeune fille était un vrai bordel. Les robes se mélangeaient avec les escarpins, le maquillage choyait misérablement sur son bureau, les feuilles déchirés succédaient aux crayons éparpillés...Et du sang. Sur la peau de l'adolescente, au dessus des phalangites. Et sur le miroir fracassé, qui gisait sur le sol, comme un témoignage funestre . On aurait quasiment pût étiqueter la date et l'heure du bris de l'objet. Quatre heures du matin. Lorsque l'adolescente s'était réveillée dans son lit, une douleur fulgurante ayant aussitôt amplie son crâne. Elle s'était approchée du miroir, y avait vu son reflet. Misérable. Ses cheveux, si beaux habituellement, retombaient mollement sur ses épaules, comme des vulgaires loques. Sa bouche, pâteuse, dégoûtante. Sur sa langue, un goût amer lui donnant presque immédiatement l'envie de vomir à nouveau. Son visage. Un masque de tristesse, de colère, d'incompréhension. Folle. Non, ce qualificatif ne pouvait pas être accorder à la jeune fille. Mais elle était encore soûle, voir perturbée. Elle avait absorbé davantage d'alcool qu'à l'accoutumé . Trop. Beaucoup trop. Dans un excès de colère, elle avait enfonçé son poing dans le monstre qui se dressait dans l'objet miroitant. Elle. Emy. Elle était un monstre. Ce monstre.

    Troublée. À en mourrir. À vouloir donner un sens à ce verbe. Un baiser. Perdu. Rien de passionné, de romantique. Un simple échange où les lèvres rentrent en contacts, où les langues se frôlent. Voulu par une seule personne. Soûle, par dessus le marché. Un verre. Qui atterit sur une pauvre idiote, babillant des mots à la manière d'une gamine. Incompréhension. Imbéciles! Comment ne pas comprendre que son désarroi remontait à si loin qu'une citerne d'eau-de-vie aurait été nécessaire pour assouvir cette soif de disparaître, ne serai-ce que pour quelques minutes? Elle paraissait saine d'esprit, consciente de ses gestes. Autrefois. Une personne, encore jeune, draguant tous les hommes qu'elle croise peut-elle véritablement être considérée comme étant normale? Perturbée. La recherche d'affection fait partie de la nature humaine. Mais l'insensibilité, l'absence de sentiment, le désir et seulement le désir, ne font pas partie des caractéristiques d'une personne ordinaire. Manque d'affection. Et ce besoin , d'être enveloppé dans les bras d'un gars, ne serai-ce que pour une nuit, qui comblerait ce vide se formant autour d'elle.

    Elle avait craquée. Comme elle aurait dût le faire il y a de cela des années. Les fusibles avaient explosés, ses neurones tentaient avec difficulté de remettre un peu de logique dans le cerveau d'une adolescente éprouvée par la situation. Ennemie avec elle-même. Elle se détruisait. Tranquillement. Lentement, à petit-feu. Elle mettait elle-même un terme à son existence, en omettant de voir la réalité en face. Un mec. Un baiser. Une meilleure-amie. Rien de très dramatique. Mais c'était trop. Déjà trop. Ceux qui semblent les plus heureux sont souvent ceux ayant des problèmes psycologiques. Cinglé? Non, je l'ai précisé plus haut. Simplement impulsive. Mélangée. Elle n'amenait rien à personne. On l'aimait...pour son physique. On ne la connaissait pas. Une femme. Plûtot une gamine. Un jouet pour les garçons. Un vulgaire objet qui tente de manipuler la vie, se retrouvant piégé. Brisée.

    Et puis soudain, en regardant dans son verre d'eau, elle sût quoi faire. Oui. La seule idée valide depuis son réveil. Comme un éclair, transperçant l'espace d'un instant les vapes dans lesquels elle était plongée. Elle sourit, essuya sa main sur un bout de chiffon. Rouge. Une coupure de second-degré. Rien de grave. Mais la suite n'était guère mieux. Vivante. Elle l'était. N'empêche, à ce moment précis, Emy Fenster était une loque. Une coquille vide qui dans son idiotie, avait sorti une bouteille de vodka de sa commode, après le départ d'April. Soûle? Non, l'alcool n'est qu'un liquide réveillant certaines pulsions chez l'humain. Ou inversement, endormant certaines aires. Euphorique. L'adolescente éclata d'un rire perçant et ouvrit la porte de sa chambre, marchant dans les couloirs, insouciante. Habillée? J'vous rassure, elle l'était. Des dessous, et un soutient-gorge. Mais elle s'en foutait. L'éphèbe commença à courrir, renversant plusieurs personnes sur son passage qui la regardait, sans comprendre. Ils poursuivaient ensuite leurs chemins, inconscients. Idiots. Un geste aurait suffi pour l'arrêter. Un. Uno. One. Or, même un si petit nombre semble impressionner ceux qui ont croiser sa route, se contentant de la montrer du doigt. Connards.

    Le lac, qui s'étend au loin, comme une promesse. Une nouvelle vie. Oui. C'est ce qu'elle voulait. Disparaître du destin de ses copains. Ne plus avoir à supporter le regard brûlant des hommes sur sa peau. Ne plus craindre de voir sa réputation se briser. Ne plus souffrir de l'absence de son père. Ne plus se souvenir. Oublier. Se noyer dans les vestiges d'un passé innexistant. Elle s'approcha de la surface, y plongea son regard. Troublée.
    Un monstre. Le monstre. Encore, à nouveau. Elle. Emy Fenster.
    Elle s'avança tranquillement dans le liquide semi-transparent, s'immobilisant jusqu'à la taille. Un baiser. Des gars. Des salauds. Elle. Sa mère. Les solutions avaient disparu, la laissant seule. À nouveau. Un regard vers le lycée. Vers un jeune homme qui semblait s'approcher. Non. Les mecs ne la toucheraient plus. Elle ferma les yeux, se pencha vers l'avant et plongea.
    L'eau. Qui s'infiltre sournoisement. Dans ses poumons, dans ses narines, partout. Pas de solutions...pas...de...solutions...lu...tions...

    (hj: J'veux pas qu'elle meurt hein! xD)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tom Scott
>Lover Guitarist • [admin]
avatar

Masculin Nombre de messages : 1759
Age : 29
Localisation : In my dreams...
Humeur : Everything's ok... or not.
Date d'inscription : 14/01/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
35/100  (35/100)
Relations ::
Année d'étude: Deuxième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Ven 13 Juin - 23:41


    La sonnerie retentit. En un bond fulgurant, Tom se rua vers la sortie.
    Le cours avait été interressant, seulement au début. Il avait pu écouter les autres jouer, mais lorsque ce fut passé, la voix monotone du professeur l'avait bercé sans qu'il puisse trouver le sommeil sur sa table, bien trop dure.
    En effet, il n'avait pas assez dormi. Cette soirée au pub l'avait fatigué. L'alcool lui rendait une gueule de bois affligeante. Mais voir Leanne sourire lui remontait le moral. Il l'avait croisé dans les couloirs, mais la masse des élèves les avait séparé sans qu'ils puissent se dire un simple bonjour. Le courant le mena jusqu'à la porte de Rock-Magik. Enfin, il put respirer l'air frais de l'académie, tout en observant le lac aux douces couleurs bleutées.
    La nature était magique. Bien que l'académie aussi.
    A vrai dire, il ne savait pas si cette beauté était due à la nature ou la magie de l'académie. Trève de question inutile, c'était beau. Il n'avait qu'à regarder. Pour ça, il alla s'assoir au pied d'un tronc d'arbre, lui faisant de l'ombre. Il n'avait cours que dans dix minutes, il pourrait bien profiter du panorama.

    Puis, une silhouette s'immiça dans le tableau. Elle se dirigeait vers le lac. Des cheveux bruns au vent, une taille élancée, une hauteur raisonnable, un visage fin... Il la reconnut. Emy.
    Hier, elle l'avait embrassé. Elle était saoule évidemment. Elle ne l'aurait jamais fait sinon, enfin, c'est ce que Tom pensait. La vérité, il n'en savait rien. En tout cas, il voulait aller discuter avec elle. Peut-être avait-elle pris conscience de ses gestes embués d'alcool ? Dans ce cas là, il lui dirait probablement qu'il ne lui en voulait pas. Mais si au contraire, elle avait tout oublié, il ne servirait à rien de lui rappeler. Tom n'avait aucune envie de remuer le couteau dans la plaie. Tôt ou tard, il devrait en discuter avec Leanne. En attendant, il avait Emy sous ses yeux.

    Il la suivit donc, jusqu'au fameux lac.

    Là, il attendit un peu, qu'elle prenne ses marques.
    Il ne voulait pas la surprendre ou lui montrer sa filature sans mauvaise intention.
    Mais tout se passa très vite. D'une tranquilité imprévisible, elle entra dans l'eau. Surpris, Tom s'avança. Elle s'immergeait à une vitesse folle, encore et encore, prenant juste le temps de lancer un regard derrière elle. La taille. Un regard vague. Tom ne sut pas si elle l'avait vu. La poitrine. Cependant, il commençait à s'affoler, s'approchant de plus en plus du bord, prévoyant, enlevant ses chaussures. Le cou... la tête ! Emy toute entière était sous l'eau. Ce n'était pas un simple bain. Ca se voyait. Pas dans cette tenue. Tom n'hésita pas. Voulait-elle s'oter la vie ? Pourquoi ? Il se ravisa sur ses pensées, ce n'était pas le moment de se poser des questions. Le voilà mouillé à son tour dans le lac, cherchant des yeux le corps d'Emy. Des bulles d'eau apparurent à la surface. Tom s'en approcha, tout en nageant car il n'avait plus pied. L'affolement le prit dans sa course contre la montre. Rien ! Rien ! Il ne touchait rien sous l'eau !

    Sa main sentit enfin le corps de la jeune fille. Il dut plonger lui aussi pour mieux la saisir et ne pas se faire emporter.
    Heureusement, l'eau était claire et pure. Pourtant, leurs mouvements rapides provoquaient de grandes invasions de bulles. Il put malgré tout la saisir par la taille et la remonter à la surface. Ses vêtements, lourds au quotidien, l'étaient encore plus dans l'eau. Tom réussit tout de même à les ramener tout deux vivants jusqu'au bord. Oui ! Vivants ! Il avait entendu sa grande inspiration lorsqu'il l'avait sorti de l'eau.
    Soulagé de la voir respirer, il s'inquiètait tout de même. Les questions venaient à nouveau l'aissaillirent. Exténués, ils restèrent au sol. Personne ne semblait les avoir vu. Personne ne leur était venu en aide. Personne ne souciait d'eux.
    Comme toute personne anxieuse, les impératifs et interrogations fusèrent, sur un ton qui n'était pas des plus calmes...

    - Mais t'es folle ! Qu'est c'tu fous ? Tu veux t'tuer ou quoi ? Me r'fais plus jamais ça ! Mais j'savais pas moi ! J'te voyais plus dans l'eau ! Putain ! J'ai eu peur !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://heilig-fraizii.skyblog.com
Emy Fenster
Sexy singer
avatar

Féminin Nombre de messages : 1384
Age : 29
Localisation : Next Door. Is it a bedroom? You find me.
Humeur : Faut me parler pour le savoir, trésor.
Date d'inscription : 02/02/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
50/100  (50/100)
Relations ::
Année d'étude: Troisième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Sam 14 Juin - 0:22

    Le silence.
    Lorsque l'eau la submergea. Lorsqu'autour d'elle, les choses cessèrent de remuer, pour s'assembler dans un tout parfait. L'harmonie. Elle n'avait rien regretté. Ni sa coupure à la main, à cause du miroir, ni ce plongeon dans les eaux du lac. Emy avait ouvert la bouche, pour une obscure raison. Sans pitié, le liquide s'était engouffré dans sa gorge, passant par son pharyn puis son larynx, en tentant de se frayer un chemin jusqu'à ses poumons. L'asphyxie. Pendant un instant, elle avait crût qu'elle avait réussi. Son corps était lourd, sa tête aussi. Elle n'avait plus de force pour lutter. Lutter contre qui? Elle-même? Non...contre cette force qui semblait l'amener vers la surface. Ce n'était pas dans l'ordre des choses. Elle devait couler. Disparaître. Se noyer dans les abîmes du lac, abandonnée. Le néant. Ses yeux se fermèrent d'eux-même, ses pensées se brouillèrent. Remonter. Tel était le message que lui envoyait son cerveau. Respirer. Elle tenta d'inspirer, mais l'eau ne fît que rentrer davantage dans son organisme. Trop tard. Elle allait mourrir. N'étais-ce pas ce qu'elle voulait? Oui. Ne plus être là. Ne plus supporter les autres ni la vision horrible qu'elle voyait dans le miroir.

    Sa tête creva la surface et instinctivement, elle prit une grande respiration. Foutu système qui tente de fonctionner malgré son désir de ne plus être là. La jeune fille se sentit amener dans la direction inverse qu'elle avait emprunté avant de plonger. Crier. Pour qu'on la lâche, pour qu'elle puisse retourner dans ce lac et achever ce qu'elle avait commençé. Elle était faible, quelques secondes de plus seraient suffissantes pour qu'elle atteigne son objectif... Pourtant, elle n'ouvrit pas la bouche et ne tenta pas de sa dégager. Les forces lui manquait, même pour parler. Elle se laissa donc amener jusqu'au bord, les paupières closes.

    Une personne se souciait de sa vie. C'était la conclusion qu'elle avait obtenu, après avoir été déposé sur le sol. À la manière d'une survivante, Emy prenait de grande goulée d'air, toussotant légèrement. Parce qu'elle voulait s'en sortir? Non. Parce qu'elle ne pouvait pas faire autrement. De toute façon, sauveur ou pas, elle allait replonger. Dès qu'elle aurait la force pour se lever. Et cette fois, elle s'assurerait qu'on ne puisse pas venir l'aider. Car elle n'avait pas besoin de secours. La vie semblait bien décidé à être cruelle avec elle et ce, jusqu'au bout. Même le repos de la mort ne lui était pas accordé.

    Une voix. Celle d'un jeune homme qu'elle connaissait bien. Du moins, c'est ce que lui glissait secrètement son cerveau, elle, elle s'en foutait pas mal. Bon. Une connaissance alors. Un gars? Putain. Cette fois, Emy tenta de remuer ses jambes, en vain. Oh, elle n'était pas paralysée hein, mais ses muscles avaient décidés de faire une pause, après avoir été privé d'oxygène. Ce qui la mettait dans une situation délicate. Un mec. Près d'elle, qui était en dessous et en soutient-gorge. Elle, Emy, le monstre. Qui restait néanmoins une fille en position de faiblesse. Elle toussota davantage, prise d'une crise de colère. Pourquoi ne s'était-elle pas noyée?

    Les paroles étaient empreint d'une telle rage... Et pourtant, dans ces mots qui ne voulaient pas dire grand chose pour cette fille ayant tenté de s'enlever la vie, Emy y perçut de l'inquiétude. Et ce sentiment, beaucoup plus honnête qu'aurait pût l'être un ton mielleux, qui la poussa à ouvrir les yeux. Avec difficulté. Mais elle y parvint. Les premières couleurs qui parvinrent jusqu'à elle la poussa à abaisser légèrement les paupières mais au bout d'un moment, elle l'apperçut. Tom. Bravo. Parmis tous les gars de l'école, elle était tombée sur celui qui, sans le savoir, l'avait poussé à commettre cet acte désespéré. Oh, il n'était pas son seul problème. Mais il en faisait partie.

    Folle. Tiens...ce mot revenait. Peut-être qu'elle l'était, effectivement. Faut-il absolument être déjantée pour tenter de mettre fin à son existence? Ou suffit-il d'être perdue, d'en avoir marre, de ne pas voir d'autres solutions? Le savait-il, ce mec semi-sympathique qui ne semble pas connaître la violence de la réalité? Vouloir se tuer. Effectivement, dans de tels termes, la situation parait plus dramatique. Disons qu'elle voulait achever une mort lente amorçée depuis trop longtemps déjà...Et qu'aujourd'hui, elle avait enfin eu le courage de le faire. De plonger. Sauf que cet idiot, remplis de peur et de charité - Pfff- était venu interrompre sa descente, l'obligeant à revenir dans ce monde où de toute façon, elle n'a pas sa place. Cette fois, sa bouche s'ouvrit et ce fût d'une voix légèrement chevrottante qu'elle répondit:

    - Merde. T'es qu'un égoïste, Tom. Tu voulais que j'sois en vie, t'a pensé qu'à toi. Et moi, si je voulais rester sous l'eau hein? Mais non, m'sieur n'a pensé qu'à sa putain d'inquiétude...

    Nouveau toussotement. Trop de mots, alors que l'eau n'était pas encore purgé de son corps. Elle était idiote. De dire ça à un gars lui ayant sauvé la peau. Mais présentement, elle aurait préféré être dans le lac. Coulé, là où plus personne ne pourrait l'atteindre. Où elle-même ne blesserait pas les autres, par ses actions et ses phrases stupides.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tom Scott
>Lover Guitarist • [admin]
avatar

Masculin Nombre de messages : 1759
Age : 29
Localisation : In my dreams...
Humeur : Everything's ok... or not.
Date d'inscription : 14/01/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
35/100  (35/100)
Relations ::
Année d'étude: Deuxième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Sam 14 Juin - 17:26


    Les mots jaillirent et blessèrent en plein coeur Tom. Comment pouvait-elle dire ça ?
    Non pas parce qu'il lui avait sauvé la vie, mais parce qu'il ne comprenait pas, il ne pouvait pas concevoir qu'elle voulait se l'oter, il n'arrivait pas à se mettre à sa place, il ne pensait pas avoir fait un geste égoïste, il... il... il ne savait plus où il en était et pourtant, c'était plutôt à Emy d'en être à ce point.

    En premier lieu, une impulsion voulait l'obliger à lui hurler "Bah vas-y, retourne-y ! Tu veux que jt'aide aussi ?" mais il garda le silence. La provocation ne mènerait qu'à son action renouvelée. Tom essayait de retrouver son calme, cependant, à l'intérieur, ça bouillait, son coeur battait la chamade. Même leurs cheveux et leurs vêtements dégoulinants ne le refroidissait pas, bien qu'Emy n'est que de simple sous-vêtements sur elle. Il ne le remarqua discrètement que maintenant, mais n'en fit pas la remarque.

    Emy se redressa peu à peu. Tom s'était écarté quelques secondes plus tôt, accroupi près d'elle. Elle semblait sanglotter, à moins que ce n'était que quelques gouttes d'eau. Les toussotements dissimulaient ses sentiments.
    En tout cas, sa voix tremblottait. Réalisait-elle son geste ? Avait-elle des remords ?
    Tom ne le saurait pas. Pour l'instant, il fallait rentrer au chaud. Il espèrait que les explications viendraient plus tard.

    - On réfléchit jamais assez avant de se lancer dans ce genre... d'aventure. En tout cas, elle laisse jamais de deuxième chance.

    Il plongea ses yeux noisettes dans les siens, d'un air entendu.
    *Moi, je te l'offre* De toute manière, il savait pertinemment que si elle voulait vraiment se suicider, elle pourrait le faire aisémment. Il ne serait pas toujours là à la surveiller. Il espèrait seulement qu'elle ne le fasse pas, qu'elle puisse y réfléchir. La fatigue. La gueule de bois. La colère peut-être. Tout ceci avait surement, entre autres, provoqué les choses.

    Ils restèrent là silencieux, ne sachant qu'ajouter.
    Il n'y avait peut-être rien à dire. Tom en tout cas, ne savait pas quoi.
    La rassurer ? La faire bouger ?

    Il restait paralysé, réalisant de plus en plus son geste.
    Mais c'était vrai quoi ! Finalement ! Si elle voulait partir pour de bon, pourquoi s'en était-il mêlé ? Non non ! Il avait bien fait. Il y avait bien assez de personnes qui s'en allaient trop tôt. Ils étaient en quelque sorte des amis, disons qu'ils n'étaient pas ennemi, et Tom n'aurait pas pu supporter la vision d'une connaissance se suicidant. Voyons ! C'était logique ! Ses faits et gestes étaient logiques ! N'importe qui d'autre aurait fait la même chose !

    - Comme si n'importe qui allait laisser mourrir quelqu'un sous ses yeux...

    Cette phrase, il l'avait dit en un murmure, comme pour lui-même...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://heilig-fraizii.skyblog.com
Emy Fenster
Sexy singer
avatar

Féminin Nombre de messages : 1384
Age : 29
Localisation : Next Door. Is it a bedroom? You find me.
Humeur : Faut me parler pour le savoir, trésor.
Date d'inscription : 02/02/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
50/100  (50/100)
Relations ::
Année d'étude: Troisième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Sam 14 Juin - 19:05

Stupide. L'était-elle?
Difficile de répondre à cette question en restant dans la véracité. Elle avait tenté de partir avant l'heure, de mettre fin à une vie qui ne lui appartenait pas. Non, l'être humain ne devrait pas avoir se pouvoir horrible qui est de pouvoir porter atteinte à son corps. En se noyant, par exemple. Mais comment expliquez une telle chose à une adolescente perdue qui, sur une simple pulsion, a tenté d'achever sa propre personne?

Ceux connaissant la jeune fille vous dirais qu'elle parait stable, confiante et heureuse. Preuve que en réalité, ils ne savent rien d'elle. Saine? Non, pas entièrement. Oh, elle n'était pas une physcopathe mais des années passés à refouler sa véritable manière de pensée l'on conduit à un certain déséquilibre. Elle avait besoin de réaprendre. À sourire normalement, et non pas pour rassurer des gens qui se disent ses compatriotes. Ces mêmes personnes s'étant contentés de la pointer du doigt lorsqu'ils l'avaient vu se diriger vers le lac. À vivre. Sans avoir en tête cette idée harcellante de plaire aux autres, de garder une réputation. Trop de pression. Le barrage avait cédé. Confiante? Oui, selon les apparences. Mais c'était l'inverse. Emy Fenster détestait ce qu'elle faisait. Elle ne supportait pas de draguer tous les mecs du lycée, de devoir construire une forteresse autour de son coeur. Elle voulait aimer. Et être aimé. C'est con, non? Comme les réflexions des autres peuvent être parfois indéfinissables, inimaginables. Qui pourrait penser que dans son fort intérieur, la belle chanteuse espère avoir un jour une relation stable? Heureuse? Ahaha, laissez-moi rire. Clair que la jeune fille est la nana la plus joyeuse du bahut...Bah voyons, et quoi encore? Une adolescente non perturbée et ne cherchant pas à s'évader ne se soûlerait pas lorsque la situation deviendrait trop difficile. Elle ne tenterait pas de chercher le réconfort dans les bras des autres, simplement pour combler son besoin d'affection. Et pour les faire souffrir. Pourquoi? Pour se venger de son état? Pour leurs montrer qu'elle a mal, qu'eux aussi peuvent désespérer? C'est stupide, comme théorie. Comme le geste qu'elle avait posé.

Emy étouffa un sanglot, recommençant presque immédiatement à suffoquer. Pour l'heure, elle ne regrettait pas son geste. En faite, Miss Fenster songeait surtout à se précipiter à nouveau dans le lac, dès que ses forces lui reviendraient. La voix de Tom lui parvint à nouveau, tandis qu'une larme coulait sur sa joue. Rage, tristesse? Elle-même n'aurait pas sût le dire. Il avait raison, dans un sens. Elle avait eu la chance de pouvoir s'ôter la vie . Elle avait échoué. Aurait-elle le courage de recommencer? Oh, ce n'était sûrement pas ce que voulait dire le jeune homme, qui plongeait ses yeux dans les siens. Mais pour le moment, elle ne voulait pas réfléchir davantage. Son raisonnement lui suffisait.

Lui, il aurait dût la comprendre. Il était un dragueur, encore plus terrible qu'elle pouvait l'être. Pourtant, il ne semblait pas saisir son geste. N'étais-ce pas simple? Oui, il aurait dût savoir ce qu'elle ressentait...Et puis, qui sait, elle lui aurait peut-être proposé de l'accompagner. À deux, il aurait pût quitter ce monde sans logique...Emy secoua la tête. Cette fois, elle déjantait. Totalement. Faire le tri. Classer ses pensées, me pas se laisser amener dans des abîmes encore plus profonds. N'empêche, Tom, il avait Leanne maintenant. Elle l'avait appris ce matin, lorsque sa colocataire était rentré en coup de vent dans la chambre, colportant une rumeur comme quoi la jeune fille aurait passé la nuit avec le guitariste. L'idiote, trop occupée qu'elle était à déblatérer, n'avait même pas remarquer le trouble d'Emy, le miroir fracassé et l'entaille qui s'étendait sur le dessus de la main de celle-ci. Aveugle, à un point assez élevé...
À cette pensée, la chanteuse baissa les yeux vers ses doigts. La coupure, à l'air libre, avait recommençé à saigner. Un mince filet rougeâtre s'en échappait, à l'exaspération de la brune.

Et puis, le silence. Une phrase, un murmure presque inaudible. Emy, avec difficulté, tourna la tête vers le jeune homme. Il avait raison. Et tord. Car si physiquement, on lui était venu en aide, elle était décédée depuis bien longtemps au niveau phycologique. Son entourage, sa mère, ses amies. Tous l'avaient vu dépérir, mourir, s'affaiblir, sous leurs yeux. Et personne n'avait rien fait. Elle était Emy Fenster, celle que les épreuves de la vie n'atteignaient jamais. Foutaise! Elle était humaine avant tout, avec ses faiblesses, ses troubles, ses problèmes. Oui, ses camarades l'avaient abandonnés, sans en prendre conscience. Ils l'avaient laissé mourir, avant même qu'elle ne passe à l'acte pour achever la partie visible. Lentement, l'adolescente leva son regard vers la guitariste. Non, elle ne lui en voulait pas. Mais elle savait qu'il n'y avait pas de solutions possibles. N'empêche...Autant profiter d'une dernière conversation. Pour rassurer la consciente d'un gars qu'elle aurait pût apprendre à apprécier. Une larme coula de nouveau sur sa joue,achevant sa course folle sur le sable grisâtre qui servait de rive. À quoi bon retenir ses sentiments? Les masques protégeaient les faibles. Elle était faible. Mais ses traits étaient déjà peint par la crainte, la tristesse et l'amertume.

- Tom...prends-moi dans tes bras.

La peur. Qui l'envahis soudainement. Bonjour, oh émotion salutaire! Un peu en retard, néanmoins...La peur, d'être abandonnée. La peur, de se retrouver seule. De vivre dans sa solitude, d'y mourrir. La peur, en voyant soudainement cette masse miroitante dans laquelle avait failli perdre la vie, s'y jetant désespéremment. La peur du jugement des autres. La peur de ne pas réussir à survivre, à remonter la pente. À cet instant, elle n'avait qu'une envie : se serrer contre le torse du jeune homme, s'y endormir. Pour sentir, ne serai-ce que pendant une seconde, qu'elle n'est pas seule.

(hj: Post pourri, j'suis désolé :S)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tom Scott
>Lover Guitarist • [admin]
avatar

Masculin Nombre de messages : 1759
Age : 29
Localisation : In my dreams...
Humeur : Everything's ok... or not.
Date d'inscription : 14/01/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
35/100  (35/100)
Relations ::
Année d'étude: Deuxième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Dim 15 Juin - 17:32


    Le silence. La paralysie aussi bien psychologique que motrice. Le temps semblait s'être arrèté. Tom ne savait plus quoi penser, et donc, que dire. Emy non plus apparement. A vrai dire, on ne s'attend jamais à ce genre de situation. On n'y est pas préparé et on ne sait comment réagir. Ces rares moments sont les plus douleureux et ils marquent à jamais une existence.

    Il y en avait un notamment dans l'enfance de Tom. On ne peut plus bouger. On ne peut plus parler. On ne peut qu'hurler intérieurement. La musique l'avait aidé à s'en sortir, lui et son frère jumeau.
    Ce moment de souffrance avait duré plusieurs jours, plusieurs semaines même.
    Les parents Scott étaient en désaccord à chaque instant. Une décision à prendre, si infime soit-elle ? Les avis étaient contraire. D'ailleurs, ils léguèrent leur obstination à leurs deux fils.

    Tom se rappelait.
    Les paroles s'amplifiaient, raisonnant dans la petite tête des jumeaux, haut comme trois pommes. Les mots devenaient des cris, les mains allaient frapper sur les objets environnant pour éviter d'atterir au mauvais endroit... Les enfants étaient envoyés dans leur chambre. Ils y allaient de bon coeur, les larmes dégoulinants déjà sur leurs joues. Chacun rassurait l'autre, l'enlaçant dans ses bras frèles.

    Les cris s'estompaient. Les mots se raréfiaient jusqu'à devenir un silence total. Ils se cachaient chaque soir derrière une question. Comment c'était passée la journée à l'école. Une décision fut prise. Leurs parents se séparèrent, du jour au lendemain. Bill et Tom n'en furent au courant que lorsque leur père mit les valises dans le coffre de la voiture. Des lèvres se déformèrent, des larmes se refoulèrent. Rien n'y fit.

    Instant douleureux, forgeant le caractère, la vie présente et future...
    Ce fut le souvenir le plus mauvais de leur existance. Ils vécurent ensuite de bons moments avec leurs parents, chacun de leur coté. Ils n'ont pas eu une vie difficile jusqu'à présent. Seul le regard des autres plus tard, mais peu importait, on s'y habituait.

    Tom revint à la dure réalité.
    Cette fois, il accompagnait ce moment difficile que devait vivre Emy.
    Cette dernière rompit enfin le silence, lui demandant une faveur. Il s'exécuta, la réconfortement chaudement dans ses bras pourtant humides. Elle s'y enfouit volontier. Il pensa alors que c'était le meilleur moment pour l'amener plus loin, vers l'établissement. Il regarda le batiment. Les élèves avaient déserté les couloirs pour les salles de classe. Tous deux n'auraient pas à subir les regards inquisiteurs de ceux-ci.

    La serrant toujours dans ses bras, il entrepit de la soutenir pour la relever.
    Un genoux, l'autre, une jambe qui se dresse entrainant l'autre. Les voilà debouts.
    La porte de derrière était la plus proche. Tant mieux. Petits pas par petits pas, ils s'en approchèrent.
    Tom voulait reparler de la soirée au pub mais il préfèra se taire à nouveau.
    Ce n'était toujours pas le moment.

    La question était : où allait-il l'amener ?
    Probablemment jusqu'à sa chambre où elle pourrait s'éponger et s'habiller.
    Il ferait rapidement de même...

    - Ca ira, dit-il tout bas, comme pour se rassurer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://heilig-fraizii.skyblog.com
Emy Fenster
Sexy singer
avatar

Féminin Nombre de messages : 1384
Age : 29
Localisation : Next Door. Is it a bedroom? You find me.
Humeur : Faut me parler pour le savoir, trésor.
Date d'inscription : 02/02/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
50/100  (50/100)
Relations ::
Année d'étude: Troisième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Dim 15 Juin - 23:55

    Qui permet de passer le temps. Divertissement, permettant de soulager l'aire motrice et intellectuelle du cerveau. Un jeu. Voici sa définition. Il en existe plusieurs sortes : Les jeux de la drague, auxquels s'adonaient Tom et autrefois, Emy. Les règles étaient simples : Flirter , embrasser, mais ne jamais ouvrir son coeur davantage que nécessaire. Sinon, la partie est perdu. Le jeu de l'amour. Plus cruel que le premier, plus douloureux. Il suffi de se lancer , sans réfléchir, dans une relation. Aimer l'autre sans penser aux conséquences, lui donner une partie de nous et se confier avec une confiante sans limite. Mais attention : Si les paroles deviennent brutales, les gestes violents, il est temps de penser à abandonner la "game". Dans ce jeu, la deuxième chance est trompeuse : en final, le résultat est le-même. Les participants? Deux joueurs au maximum. Lorsque les personnes sont plus nombreuses, il devient impossible de s'en sortir gagnant. Il y a les jeux du hasard. Le plaisir? Dépenser, s'endetter et en final? Vouloir se tuer. Vaut mieux ne pas embarquer dans de telles parties. Le dernier type de "game"? Le jeu de la vie. Sans doute le plus cruel, le plus impitoyable. Vous lancez le dée et vous commencez à avancer, d'abord à l'aveuglette. Puis, dépendemment de votre chance, vous croisez différents obstacles. Les solutions pour s'en sortir sont diverses, à vous de voir...Parfois, vous arrivez néanmoins à un cul-de-sac. Ce jeu se joue seul. Mais si vous êtes accompagné d'un autre joueur, vous pourrez facilement empruntez un autre détour et par la même occasion, vous sortir de l'impasse. Le gagnant? Celui ou celle qui en final, tient encore debout.

    Emy ferma les yeux, respira une grande goulée d'air. Elle était bien, dans les bras de Tom. Chaud, réconfortant. En faite, l'adolescente aurait voulu y rester indéfinimment. Elle s'y sentait bien, en confiance. Protégée. Oui, c'était le terme approprié. Parmis tous ses prétendus copains, seul le jeune homme avait prit la peine d'aller à son encontre, pour l'aider. Sans rien demander en retour. Les paupières closes, elle acquiessa un bref sourire. Elle qui s'était promis que désormais, les gars ne la toucherait plus...Sa résolution semblait s'être brisée rapidement. De toute façon, ça n'avait pas réellement d'importance. Ce moment n'était qu'un intermède. Avant que Tom se souvienne que elle, Emy Fenster, avait tenté de l'embrasser la veille. Soûle. Et là, il la rejetterait sûrement, comme tous les autres.En se rendant compte de ce qu'elle est vraiment. Un monstre. Avec des magnifiques yeux, un regard troublant et des lèvres pulpeuses, certes. Mais un monstre quand même. À l'intérieur. Elle détruisait des couples, blessait ses amis. Vous savez ce qu'on dit, dans certains pays? Une garce. Or, elle ne voulait pas porter un tel prénom. C'était trop lourd. Comme sa vie, en général...

    Une pression. Tom l'aidait à se remettre debout. Avec difficulté, mais avec le soutient du jeune homme, l'adolescente parvint à se remettre sur pieds. Elle fût surprise de constater que ses jambes pouvaient avancer de nouveau. Un regard vers le lac. Bref. Une envie soudaine, d'y courir, de nager de toutes ses forces jusqu'à son extrémité et de s'y laisser couler. Le guitariste ne pourrait rien y faire. Non. Pas maintenant. Il était là, près d'elle. Pour une fois, la chanteuse n'était pas seule. Elle se détourna, résistant à la tentation de retourner dans l'eau miroitante. Au même moment, elle prit conscience que Tom semblait l'amener vers l'établissement. Pour aller où? Elle serra les lèvres, essuyant avec désinvolture sa main sur sa peau. Nouvelle tache rouge. Puis, sans entendre ce qu'avait dit le garçon, elle murmura à son tour:

    - Tu ne m'abandonneras pas, hein?

    Elle était redevenue une gamine. Une fillette qui s'inquète à l'idée de se retrouver seule. Remarque, dans sa condition, c'était normal... Emy était déconnectée. La laisser avec elle-même ne pourrait qu'être néfaste...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tom Scott
>Lover Guitarist • [admin]
avatar

Masculin Nombre de messages : 1759
Age : 29
Localisation : In my dreams...
Humeur : Everything's ok... or not.
Date d'inscription : 14/01/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
35/100  (35/100)
Relations ::
Année d'étude: Deuxième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Lun 16 Juin - 18:44


    Tom ne vit pas la larme. Tom ne vit pas le sang. Tom ne vit pas les traces.
    Il ne préfèrait ne pas la regarder. Peut-être préssentait-il tout ce qu'il se passait au fur et à mesure qu'ils avançaient vers Rock-Magik. Peut-être Emy ne voulait-elle pas y retourner, mais Tom pensa qu'elle n'était pas en état de réfléchir et décidait à sa place. En effet, ce n'était pas très sympathique, mais vu la situation, s'il la laissait choisir, elle serait depuis un moment sous l'eau du lac.

    Emy ne semblait pas l'avoir entendu. Lui, ne voyait pas. Elle, n'écoutait pas.
    Elle reproduit un mumure similaire à Tom. L'abandonnerait-il ?
    Eh bien ! Ne voyait-elle pas ce qui se passait ? Il la soutenait, malgré toutes les histoires que cela pouvait apporter, malgré toutes celle qui s'étaient même déjà passées ! L'abandonner ? Depuis le jour où il l'avait rencontré à la cascade il aurait pu la laisser, sans un mot de plus vu son rejet primaire. Néanmoins, il avait essayé d'arranger les choses, ils avaient discuté, de tout et de rien, de la drague, de l'amour, du futur, sujets que Tom n'abordait que très rarement, qui plus est, avec de nouvelles connaissances, qui sont des filles dragueuses !

    A croire qu'il l'aimait bien ! Mais cette pensée était-elle trop insupportable pour elle ?
    Tom découvrait l'amitié filles/garçons avec April. Cependant, Emy, tout comme lui auparavant, ne semblait pas y croire... A quoi bon alors ? Mais Tom était obstiné, vous l'aurez remarqué !

    - J'aurais pu t'abandonner depuis longtemps...

    Une simple phrase, qui voulait tout dire. Il n'y avait qu'à repenser aux différents évènements à chacune de leur rencontre. Plus encore lorsqu'elle l'avait embrassé au pub. Là encore, il aurait pu ne pas revenir vers elle. Merci Dieu de l'avoir fait, ainsi, il put l'empècher de se suicider !
    Alors ce serait maintenant qu'il l'abandonnerait ?
    Il n'était pas tellement rancunier, tout dépendait de la situation, mais bien souvent il trouvait des excuses aux gens. Dans le cas d'Emy, l'alcool était coupable.
    Et aujourd'hui, qu'est ce que c'était ?
    Tom n'en savait rien. Et s'il n'y avait pas d'excuses ? Serait-il rancunier ?

    Emy, avec sa question naïve, semblait être retombée en enfance, cherchant amour et protection, enfouissant sa tête sur son torse, reserrant son etreinte. Ceci voulait tout dire : il ne pouvait pas la laisser seule. Tom devinait qu'au fond d'elle-même, elle ne voulait pas quitter ce monde et pourtant, elle semblait à tout prix le devoir... Il devait surement il y avoir un autre moyen.

    Maintenant, il voulait savoir. Elle était éloignée du lac, remise de la noyade.
    Autant être bref.
    Tom prit une grande inspiration et avec sa franchise habituelle et parfois déroutante dit :

    - Pourquoi ? En fait, il y a pleins de "Pourquoi". Pourquoi tu t'es soulée à tel point de m'embrasser ? Parce que ça, tu t'en rappelles maintenant. Pourquoi tu veux quitter ce monde ? Pourquoi as tu peur ! Tu sembles perdue... Et finalement, personne ne parait te connaitre vraiment, telle que tu es. Parce que tout ça, c'est une image, je le sais moi ! moi aussi, j'ai ce genre d'image. Alors si on ne te connait pas, comment veux tu qu'on t'aide ? Pourquoi tu ne te dévoiles pas ?!

    Un ton légèrement au dessus, une point d'énervement, de reproches.
    Oui, c'était ça. Il lui reprochait d'en vouloir aux autres alors qu'elle ne leur disait rien.

    Il avait osé tout sortir d'un coup. Il espèrait qu'un électrochoc la réveille vraiment.
    Pourtant, il avait peur qu'au contraire, elle s'enferme à nouveau dans son monde.
    Ce monde que personne n'avait découvert.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://heilig-fraizii.skyblog.com
Emy Fenster
Sexy singer
avatar

Féminin Nombre de messages : 1384
Age : 29
Localisation : Next Door. Is it a bedroom? You find me.
Humeur : Faut me parler pour le savoir, trésor.
Date d'inscription : 02/02/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
50/100  (50/100)
Relations ::
Année d'étude: Troisième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Mar 17 Juin - 3:18

Hj: xDD J'viens de lire le topic avec Sidney Razz Pauvre Tom-euh, deux dans la même semaine mdr...


    Une phrase, une seule réponse. Emy leva des yeux implorants vers le guitariste, absorbant sa réponse avec une lenteur inexplicable. Il aurait pût l'abandonner depuis longtemps...Oui, dans un sens, c'était vrai. La jeune fille ferma ses paupières, l'espace de quelques secondes. Pour retrouver la mémoire? Nah, elle n'était pas amnésique tout de même...Mais certains détails n'arrivaient plus à trouver une place dans son cerveau débordant de réflexions diverses. La première rencontre, à la cascade. Ce moment lui semblait si loin...Pourtant, moins d'un mois c'était écoulé. Elle lui avait tombé dessus, il avait répliqué. Une discussion, d'abord basé sur les sarcasmes, avait été entamée. Garce. Oui, ce nom s'appliquait très bien à celle qu'elle était ce soir-là. Avait-elle vraiment changé, en si peu de temps? Non...pas réellement. En faite, elle était resté la-même. Mais sa manière de percevoir les choses, la vie en général, avait été considérablement modifié... La première fois qu'elle l'avait vu, elle avait été agressive. Pas lui. Quant à elle...Méfiante. Sur ses gardes. Toujours et encore. On ne change pas...Mais aujourd'hui, il y avait une nuance : elle faisait confiance au jeune garçon. Vous voulez que j'vous explique le nature de ce sentiment...? Nah? Bah, loupez ce passage alors, car je vais tout de même vous l'expliquer...

    Pour certaines personnes, accorder naïvement sa confiance fait partie du quotidien. Vous savez, gober les plus pires des mensonges, sans même songer que notre cher camarade pourrait s'être revêtu de l'hypocrisie la plus profonde? Ce genre de situation...Accepter, sans demander d'explications. Croire, sans penser qu'au-delà l'espérance, il y a le néant... Et lorsqu'on tombe, seul, dans le noir, on prend conscience de cette vérité camouflée. De cette cruelle étape de la vie qui est de savoir choisir ses confidents. Emy avait eu des amis. Des compatriotes, des mecs à tenir dans ses bras. Des salauds, pour la plupart..Quant à ses copines...Non, elle ne leurs avait jamais fait confiance. Du moins, pas suffisamment pour se confier. Parce qu'elle était rancunière? Ahah...laissez-moi rire. Non. Parce qu'ils n'avaient rien fait pour mériter cette naïveté qui nous conduit à se révéler entièrement à l'autre. On ne laisse jamais tomber une amie. On ne lui ment pas! On ne la blâme pas pour des raisons stupides! On évite de lui donner des défauts, pour le simple plaisir de se remonter à ses dépends. On ne tente pas de la faire réagir, dans l'espoir de voir un sourire de rage s'étendre sur ses lèvres. On ne la provoque pas. On ne pousse pas les autres à la détester...Chacunes de ces étapes, Emy les avait expérimentées, avec une personne différente. On fait le décompte? Huit. Huit supposés camarades qui aurait pût briser sa confiance. Fort heureusement, elle était à l'abris d'un tel évènement. Sa méfiance la protégeait. Et outre Tom, les élèves n'avaient pas encore réussi à percer ses défenses.

    Des questions. Nombreuses. Ma parole...la guitariste devait les ruminer depuis longtemps. Rouvrant les yeux, la jeune fille arrêta soudainement de marcher. Il voulait des réponses? Très bien...Mais elle devait y réfléchir. Pour ne pas lui sortir une parole floue, imprécise...Pour éviter de parler comme une gamine. Elle fixa son regard dans le sien, s'efforçant de revenir à la réalité. Mélangée? Oui, elle l'était toujours...Mais la présence du garçon à ses côtés la faisait revenir tranquillement sur Terre... On se calme, Tom. Une question par silence, c'est la règle, non? L'honnêteté...Emy soupira légèrement, observant du coin de l'oeil la proximité du batiment.Aucun moyen d'y réchapper. Elle allait devoir répondre. De toute façon, elle ne serait pas partie. La peur de l'abandon, malgré sa sérénité soudaine, la phrase du jeune homme et sa précédente réflexion, était encore trop forte.

    Beaucoup de pourquoi. Un peu trop, d'ailleurs. Se soûler. Arf, il s'en rappelait. Dommage. Car en ce qui la concernait, elle aurait préféré effacer cette image de sa mémoire...Bon, en faite, elle aurait préféré s'effacer tout court, mais le jeune homme n'apprécierait sûrement pas une telle réponse...Beaucoup de raisons. Celles qui sont bonnes sont néanmoins peu nombreuse. Et puis, Emy préférait ne pas chercher. Ne pas tenter de comprendre à nouveau. Et si elle creusait trop loin dans ses pensées? Si, comme Leanne, elle découvrait une émotion qui ne devrait jamais être révélé au grand jour? Elle ferma les yeux - c'était devenu une habitude chez l'adolescente - inspira de nouveau. Des cris arrivèrent à ses oreilles encore sensibles après son plongeon. Dramatique-girl. Drôle de surnom. Pourtant, sa vie ressemblait réellement à un mauvais roman...Mais vous voulez savoir? La réalité est ainsi. Si chaque personne mettrait par écrit ce qu'il a vécu...Disons que le bouquin serait sûrement volumineux et triste à en mourrir. Tiens, jeu de mot...Ironique quand tu nous tiens. N'empêche, on s'éloigne du sujet, pas vrai? C'était quoi, déjà? Ah oui...pourquoi s'être soûler et l'avoir embrassé? Bah quoi...des tonnes de gens se bourrent et font des conneries, pas la peine d'en faire un drame! Quoicque en ce qui la concernait, ça cachait effectivement un problème bien plus grave...Mais n'est-ce pas le cas de toutes ses personnes qui recherchent, pendant ne serai-ce que quelques heures, la perte de leurs ludicité? Du plaisir...Temporaire. Elle soupira, fixa à nouveau son regard sur le jeune homme et ouvrit la bouche:

    - La réponse à ta première question est la même que la troisième...

    Tiens, un souci de chronologie...Le cerveau de la belle brune recommencerait-il à fonctionner? N'empêche, elle restait très vague...

    - Pourquoi t'avoir embrassé? Que veux-tu que je te dises Tom... Tu as dû me plaire, ce soir-là...

    Ce n'est pas très logique, pas vrai? Mais comment avouer au futur copain de son ex-meilleure amie qu'elle avait eu une faiblesse, que pendant un instant, elle avait oublié que elle, Emy Fenster, n'aimait pas le célèbre dragueur du lycée? Honnêtement? C'était l'inverse. Oh, elle n'était pas amoureuse de lui : nah, à ce niveau, ils étaient au même stade. La belle brune n'était pas prête à acceuillir l'amour. Sauf que le garçon restait la seule personne qu'elle appréciait réellement, sans arrière-pensée, sans attente. Or, vous savez ce qu'on dit...L'amitié gars/fille fonctionne rarement. ( J'laffirmeeeee! xD) À tous les coups, l'un des deux se fait un copain ou une amie. Du coup, l'amitié se détériore...On voit moins l'autre, ce n'est pas approprié, la blonde est jalouse...Je dérive encore, hein? Bon, reprenons alors : Emy, ce matin, lorsqu'elle s'était réveillée après avoir pris conscience des évènements de la veille, avait craint pendant un instant de commencer à apprécier davantage que nécessaire - bon, pas on stade de l'amour, on s'entend - le jeune homme. Ce qui n'avait fait que renforcer son étrange impression de ne créer que des problèmes autour d'elle. Additionné ce sentiment à des évènements l'ayant poussé à se rétracter sur elle-même, et vous obtiendrez une chanteuse suicidaire. Accumulation, vous connaissez?

    - J'me disais que ça serait pratique... De ne plus avoir à supporter les regrets, les peines...

    Merde Emy! Tu parles trop...Elle mordilla légèrement sa lèvre supérieure, consciente que ses paroles n'avaient aucun sens...On ne règle pas les épreuves qui se dressent devant nous en tentant de se noyer! C'est une voie trop facile à emprunter... Oui, elle avait été stupide. De croire que ça fonctionnerait. De penser, ne serai-ce qu'une seconde, qu'il suffisait de se laisser couler pour ne plus avoir de problèmes. C'était faux, bien sûr. Et maintenant, lentement, avec difficulté, elle commençait à le comprendre. D'autres questions. Nouvelle respiration. Elle semblait perdue. Nah, sans blague! Clair qu'elle était totalement saine et consciente de l'ensemble de ses actions...Arff...en faite, oui, elle l'était. Mais leurs ampleurs commençaient tranquillement à se frayer un chemin dans son cerveau

    - J'sais pas Tom. J'sais plus rien, tu vois... Tous me fais peur. Moi. Les autres. L'avenir. C'est la pire en faite...Quant tu pense à mon passé, tu préfère ne pas réfléchir au futur...T'imagine si c'est aussi bordélique?

    Stop. Elle devait arrêter, ne pas se confier davantage. Sinon, le guitariste allait la prendre pour une follle...si ce n'était pas déjà fait... Pourtant, ça avait une certaine logique. Par sa réputation, ses actes et ses répercussions, par son comportement et la drague, Emy n'allait nul part. Comment pouvait-elle envisager de voir plus loin, alors que son présent était encore flou? Tiens...une affirmation. Histoire de faire changement. La jeune fille haussa légèrement les sourcils. Cette réponse ne méritait pas qu'elle y réfléchisse. Les mots coulèrent d'eux-même de sa bouche:

    - Tom...c'est à moi où à toi que tu poses cette question? Tu l'as dit toi-même...tu as toi aussi une telle image.

    Pouvait-on l'accuser d'éviter d'y répondre? Nah.. De toute façon, il n'y avait rien d'autre à rajouter. Une image? Peut-être. Mais les humains n'agissent-ils pas tous ainsi? On sourit, on blague. Alors que nous avons envie de pleurer. On évite de soupirer trop fort, par crainte d'inquéter nos proches. Quoicque en ce qui la concernait...Pourtant, ce fût d'une voix douce qu'elle répondit à son dernier questionnement:

    - Pourquoi devrai-je me dévoiler à des gens qui me trahissent en permanence? Il ne ferait que me blesser davantage...

    Une pause. Un bref intermède où on reprend sa respiration.

    - Tu dois le savoir aussi bien que moi. Ce n'est pas tout le monde qui est digne de confiance...


Dernière édition par Emy Fenster le Mar 17 Juin - 16:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tom Scott
>Lover Guitarist • [admin]
avatar

Masculin Nombre de messages : 1759
Age : 29
Localisation : In my dreams...
Humeur : Everything's ok... or not.
Date d'inscription : 14/01/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
35/100  (35/100)
Relations ::
Année d'étude: Deuxième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Mer 25 Juin - 15:54



    I
    l avait posé tellement de questions à la fois, qu'il comprenait pourquoi Emy semblait les analyser une par une et s'arrèta pour réfléchir à ses réponses, tout en fermant les yeux.

    Tom n'avait pas su laquelle demander en premier, alors elles étaient toutes arrivées d'un coup dans un désordre tel qu'une file d'attente envahie d'enfants trop joueurs... Déjà qu'attendre n'était pas un plaisir, lorsqu'il y a des petits monstres chahuteurs, surexités, et impatients, c'était un enfer ! Mais trève d'horrible description, là n'est pas le sujet !
    Surtout qu'Emy venait de répondre. Quoi ?! L'esprit de Tom s'emmela les pinceaux !
    Ah ! C'était ça de poser dix questions à la seconde, on ne savait plus laquelle était la première de la troisième... Surtout qu'elle ne répondait pas vraiment avec ce jeu de logique. Tom voulait une réponse claire ! Pas un noeud à déméler dans un labyrinthe auquel on doit ensuite trouver la sortie !
    Il essaya alors de se remémorer chacune de ses questions.

    Emy saoule qui l'avait embrassé.
    Elle ne trouva qu'une simple réponse. Il lui avait probablement plu.
    Un nouveau Quoi ?! Non non ! Mais il avait bien assez de filles autour de lui.
    Emy n'allait pas s'y mettre. Surtout que les choses avaient été claires au lac. De plus qu'il avait dorénavant embrassé sincèrement Leanne. Non ! Emy ne pouvait pas lui faire ce coup là ! Et on ne plait pas seulement pendant une soirée. Cette pensée faisait encore plus peur à Tom. Soit il lui plaisait vraiment tout le temps, Soit il ne lui avait pas plus pendant la soirée, ce qui serait bien plus pratique pour lui. Mais passons.


    Emy qui voulait quitter ce monde.
    Elle ne voulait plus avoir de regrets et de peines !
    Tom avait réellement envie de répondre mais il la laissa continuer. Lui avait bien énumérer ses questions, à elle d'énumérer ses réponses. Cependant il pensa *Haha ! C'est sur ! Quand on est mort ! Au moins, on n'y pense plus ! mais bon, on est mort quoi ! On n'a plus, non plus, les p'tits bonheurs de tous les jours, qu'on n'sait pas apprécier à sa juste valeur*

    Emy qui avait peur.
    Mais elle ne savait pas pourquoi. Ou plutôt, elle avait peur de l'avenir car son passé n'avait pas de réelles bases... Eh bien quoi ! Elle n'avait plus qu'à les construire maintenant ses bases ! Un nouveau départ ! Au lieu de se détruire en repensant à son passé, que Tom ne connaissait pas mais qui semblait pas des plus réjouissant, elle devait s'affirmer pour son avenir qui pourrait être plus brilliant ! Elle était belle, intelligente, charismatique, en partie grâce à la drague qu'elle pratiquait. Que des qualités pour devenir quelqu'un d'important. Et puis elle avait le talent musical !

    Tom aurait voulu lui dire tout ça mais elle le stoppa en prononçant sa dernière réponse. Il fut en quelque sorte sous le choc. Elle avait raison. La situation pouvait aussi s'adapter à son image. Il en resta les bras ballants. Une boule se forma dans sa gorge, se prolongeant jusqu'à son estomac.
    D'un air dépité, il écoutait la suite. Il l'avait dit, effectivement, il connaissait cette image parce qu'il avait la même, alors se posait-il à lui aussi cette question ? Qui le connaissait puisqu'il se cachait sous cette carapace de franchises, de sourires, et de dragues ? Faire confiance à des gens qui par la suite pourraient nous trahir est difficile.
    Ses yeux noisettes perdirent leur éclat, il fixait au loin le sol, cependant attentif.
    Il resta quelques secondes ainsi. Emy avait terminé. Elle attendit elle aussi en silence, comprenant que ses paroles avaient eu leur effet sur Tom qui était d'accord avec elle.
    Finalement, Tom traça un sourire triste sur son visage. Il releva un regard déterminé, le posant dans celui de la belle brune et lui dit :

    - Si. J'ai Bill.

    Il ne voulait pas mettre mal à l'aise la jeune fille. Lui, avait la chance d'avoir un jumeau qui le comprenait dans n'importe quelle situation en un seul regard. Le mythe des jumeaux, tellement fascinant, tellement vrai, tellement beau.
    Bill le connaissait entièrement. Il avait une confiance aveugle en lui.
    Et c'était réciproque. Il le savait.

    Le guitariste avait aussi William et David. Ses seuls amis de longues dates.
    En effet, le garçon n'accordait pas facilement sa confiance, ou plutôt, les autres ne lui accordaient pas, et il en faisait de même. Seuls William et David avaient été différents, avaient accepté Bill et Tom, avaient apprécié leur musique, leur caractère...
    Plus récemment, il y avait April. Tom espèrait qu'elle ne le trahirait pas car dans ce cas là, elle le blèsserait encore plus profondémment puisqu'elle venait de sortir avec son frère. C'est en ce genre de personne que Tom était rancunier. En ceux qu'on tient vraiment, qui sont vraiment proches. Un mauvais coup, et il ne lui pardonnerait pas.

    Emy n'avait peut-être pas tous ces gens, mais elle le pourrait. Tom n'osa pas lui dire, lui était là si elle le voulait. Il avait été là.
    Il se contenta de la prendre par le bras et d'ajouter, même si la phrase lui était également valable, trempé comme il était :

    - Tu devrais aller t'habiller.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://heilig-fraizii.skyblog.com
Emy Fenster
Sexy singer
avatar

Féminin Nombre de messages : 1384
Age : 29
Localisation : Next Door. Is it a bedroom? You find me.
Humeur : Faut me parler pour le savoir, trésor.
Date d'inscription : 02/02/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
50/100  (50/100)
Relations ::
Année d'étude: Troisième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Mer 2 Juil - 4:39

Hj: Bon bah, j'ai pas d'idée hein =) Alors j'vais faire un beau flash-back dans les pensées du mec qui l'a plaqué x). Ça risque d'avoir aucun sens et d'être parfaitement nul, j'préviens "TT

Si. J'ai Bill. Mais on s'en fout de ton jumeau!Qu'est-ce que ça pouvait bien lui apportée, à elle qui n'avait rien. Elle avait jadis un copain. Un être cher qu'elle avait aimé. De toutes les forces de son corps et de son âme. Jusqu'à ce qu'il parte. Comprendre ses pensées? À cette époque, c'est bien au-delà de son pouvoir et sa volonté. La situation aurait-elle été la-même si elle aurait comprit, jadis, le jeune homme qui l'avait plaqué? Peut-être. Car en final, le problème ne résidait-il pas entièrement sur le crainte? De se faire abandonner à nouveau, en jouant les idiotes avec ceux et celles qu'elle aime. D'être attiré par un type amouraché sa sa meilleure amie. De gâcher justement la vie de cette copine. De pourrir le destin de son entourage. La crainte. Dans toute son entité, sa terrible signification. Tout ça parce qu'un jour, un salaud l'avait laissé tombé. Et que depuis, elle draguait tout ce qui bougeait. Et que les conséquences retombaient maintenant, fulgurantes. La faute de ce type. Ou pas. Qu'est-ce ça pouvait bien lui faire, de toute façon? Tom murmura de nouvelles paroles, tandis qu'elle acquiessait à nouveau, trop lasse. Elle abandonnait. Totalement. Au pire des cas, elle s'issolerait. Une bonne solution pour éviter d'ennuyer ceux qu'elle aimait. De toute façon, par son comportement exubérant, elle avait déjà fait fuir le seul être qu'elle avait réellement aimé. Pourtant, comme par magie- ce qui ne peut qu'être le cas - et en réponse à ses affirmations, un souvenir vînt prendre place dans sa mémoire. La scène. Sous un autre angle, sous d'autres réflexions.

Flash-Back

Quant allait-il sortir de cette torpeur dans laquelle il s’était lui-même plongé? Un état second? Non, une malédiction pour l’être imperturbable qu’il était, dragueur insensible , malheur de ces hommes et plaisir de ces femmes. Le vice, une nature seconde qui camouflait ses gestes de douceur à l’égard de celles qui comblaient son cœur, ne serai-ce que pour une nuit. Demoiselles sans visage qui trompaient son âme, l’amenant dans les voluptés d’un rêve tentateur à la sortie irrémédiablement cruelle. L’éveil était douloureux, tant pour ces malheureuses victimes à la peau de lait que pour le persécuteur, inconscient du mal qu’il causait à ces filles ayant fait le bêtise de duper avec lui l’ennui par un acte charnel, union qui ne mène à rien sinon le désespoir de ce qui n’aurait jamais dût être. Une parmi tant d’autres, poupée de porcelaine qui ne se casse que rarement. Efface tes larmes de cristaux ma jolie, demain sera une autre nuit et qui sait…Le désir pourrait me prendre à nouveau. Bille d’argent, lune innarchevée. Prunelle dorée, étincelle de l’obscurité. Les couleurs se confondent, les traits physiques fondent les-uns dans les autres. Le bonheur s’envole avec l’arrivé de cette luminescence dans le ciel, le charme se rompt, si conte de princesse il y a eut. Ferme les yeux, inspire une dernière fois. Quand tu les rouvriras, je ne serai plus là.

Un pas, un simple pas. Pourtant porteur d’un abandon qui n’est que le renouvellement de cette routine déjà établie. Les rideaux s’empêtrent, portés par un courant qui transperce l’épaisseur des ténèbres. Nouveau-nés de la lune, minuscules diamants qui décorent ce vaste plafond ébène. Un jeune homme aux follicules pileux en développement soupira , déposant un chaste baiser sur le front de la malheureuse qui dormait maintenant paisiblement, la main tendu dans le vide.Emy Fenster. Oublie-moi. Je ne suis qu’une ombre passagère, aussi transparente et nomade que ce vent sifflant sa colère. Une nouvelle enjambée. Un Seyfried n’appartient à personne. Ce n’est qu’un mirage que de croire possible de l’apprivoiser. On ne dompte pas les animaux sauvages. Intrépide, volage, imprévisible. Les volatiles sont libres d’étendre leurs ailes écarlates, pour voler vers un monde nouveau. Lui , il faisait usage de son charme dévastateur pour voltiger vers un univers de plénitude. Et lorsque la mélancolie emplissait à nouveau son esprit, il déployait son sourire pour aller ailleurs.

N’utilise pas ses mots qui me sont vagues. Ne m’observe pas, mon regard te brûlera . Pourquoi les femmes s’attachent-elles si souvent, sans égard pour celui qui ne respecte que lui-même? Cherchent-elles la souffrance, celles qui tentent de le capturer dans leurs bras, à faire de lui un vulgaire canin fidèle à sa maîtresse? La liberté coulait dans ses veines, ses artères regorgeaient de ce sang pur qui le poussait à chercher la tendresse ailleurs que dans sa propre existence. La chair n’est qu’un tissu corruptible, qui n’entend raison ni d’Ève, ni d’Adam. L’âme n’a que faire des plaisirs terrestes, se délectant de la durabilité. Il corrompait cette essence qui l’animait, cherchant le bonheur là où il ne trouvait que déception. L’amour? Une foutaise inventée par ceux qui ne connaissent que l’extase. Une illusion qui entraîne toutes ces demoiselles dans son grabat, attirées par l’idée d’écrouer le jeune homme dans ce piège de possession. Entrave à son entendement, l'ex petit copain d'Emy ne vit pas de chaînes mais de conjonctures.


Fin du Flash-Black

Un sanglot étouffé, alors que ses pieds gravissaient l'escalier, en compagnie de Tom. Elle n'avait jamais crût à la magie de l'école. Jusqu'à maintenant. Mais en final, ce souvenir ne changeait rien à la situation. Le mal était fait, les sentiments pouvant germer étaient déjà installés. À moins de se détruire, la solution était innexistance. Elle prit la direction de sa chambre, assurant à Rom qu'elle le rejoindrait devant sa porte. Foutaise, il pouvait toujours l'attendre....

Hj: C'est nuuuuuuuuuul x). Ça n'a aucun rapport et c'est con. Désolé, j'ferai mieux un jour où j'serai pas surchargé XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tom Scott
>Lover Guitarist • [admin]
avatar

Masculin Nombre de messages : 1759
Age : 29
Localisation : In my dreams...
Humeur : Everything's ok... or not.
Date d'inscription : 14/01/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
35/100  (35/100)
Relations ::
Année d'étude: Deuxième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Ven 4 Juil - 20:28


    Sur ces mots, Emy partit encore dans ses souvenirs. Son visage était vide d’expression. Seuls ses cheveux aux vents balayaient ses joues blanches comme un sachet d’aspirine. Tom crut que ses yeux allaient devenir vitreux, que malgré son sauvetage, elle mourrait à petit feu… Comme si respirer l’air frais finalement la faisait quitter ce monde.
    Telle une marionnette de chiffon, un vrai pantin de bois, elle se laissa guider pas à pas par le guitariste. Ils gravirent les escaliers de l’académie en silence.
    Malgré son éloignement cérébral, Tom lui dicta quelques conseils et recommandations. Il la savait imprévisible, surtout déséquilibrée pour le moment. Il lui demanda de faire attention à elle et de venir de suite dans sa chambre dès qu’elle aurait fini de se changer. Bien sur, à voir son regard vague qu’elle approuva, Tom su de suite qu’elle n’allait pas l’écouter.
    Du coup, il l’amena jusqu’à la porte de sa chambre. Lui aussi devait se changer, trempé comme il était et devait également enfiler d’autres vêtements. Et puis, de toute manière, il n’allait pas la regarder se déshabiller ou attendre tel un chien de garde.

    Il fila alors jusqu’à sa chambre. Elle était tellement désordonnée, comme d’habitude, qu’il s’offrit la petite folie d’utiliser la magie afin de sortir des habits secs et corrects de ce bazar. Il se concentra, imaginant exactement ce qu’il cherchait – un tshirt noir avec une large barre blanche imprimé, et un baggy classique, sans oublier des sous-vêtements xD- et tout émergea dans les airs, omettons de dire « comme par magie ».
    Hop ! Il enleva ses habits mouillés. Hop ! Il mit les nouveaux secs. Hop ! Il étendit ces premiers… Il ne restait plus qu’à attendre, ce qu’il ne pouvait pas faire. Il savait pertinemment qu’elle ne le rejoindrait pas. Avait-elle au moins entendu cette partie de ses dires ? Sûrement mais elle avait feint de le faire. A présent, la situation s’inversait et c’était à lui d’y aller l’attendre. Mais d’abord, il essaya de l’appeler sur son portable. Rien. Elle ne répondit pas.

    Tom marchait d’un bon pas dans les couloirs silencieux de Rock-Magik.
    Soudain, un grand bruit brisa le calme.
    Il venait d’une chambre des filles. Clairement, c’était Emy. *Et merde, qu’est ce qu’elle a encore fait* Il frappa à la porte sans espoir de réponse. Tom l’avait bien prédit. Personne ne vint lui ouvrir la porte.

    Avec chance, elle n’était pas fermée à clé. Anxieux, il posa la main sur la poignée.
    La porte s’ouvrit, sans un bruit. Seul le vent lui vibrait aux oreilles.
    La première vision qu’il eut fut celle des débris d’un miroir brisé. *Sept ans de malheurs* Tom n’était pas superstitieux mais en général, il évitait de passer sous une échelle ou de croiser un chat noir un vendredi 13.
    Puis, en promenant son regard dans la chambre, qui était bien représentative de la population féminine qui l’occupait, il le posa sur Emy, assise sur son lit, dos à lui.
    Maintenant, qu’il était là et qu’il voyait ses épaules s’élever sous sa respiration, il était quelque peu rassuré. Cependant, il avança précautionneusement vers la jeune fille. Il ne savait pas si elle avait conscience de sa présence et ne voulait pas l’affoler. Il inspira profondément avant de toussoter. Les bruits sortirent en douceur ce qui ne surprit pas la chanteuse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://heilig-fraizii.skyblog.com
Emy Fenster
Sexy singer
avatar

Féminin Nombre de messages : 1384
Age : 29
Localisation : Next Door. Is it a bedroom? You find me.
Humeur : Faut me parler pour le savoir, trésor.
Date d'inscription : 02/02/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
50/100  (50/100)
Relations ::
Année d'étude: Troisième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Ven 4 Juil - 21:19

    Hj: Hemm...Ma réponse risque d'être étrange x). M'fin bon, j'ferai mieux la prochaine fois =D

    Regarde là-bas. Je suis ce point qui se confond avec les formes d’une douce conscience. Lâche ma main, et je rejoindrai mes semblables dans l’indifférence. Princesse des glaces, reine du tonnerre et des éclairs. Ouragan de frustration, malédiction d’un unique prénom. Si la vie porterait un sobriquet, elle aurait omit le sien pour porter celui d’un élément. L’eau, comme les océans qui coulaient sur ses joues de lait, liquide salé purifiant une chair déjà souillée par la colère de celle qui se détruit sans vergogne. Le feu, destructrice substance qui parcourt ses veines, l’emplissant d’une haine sans limite à l’égard de sa propre personne. Le vent, invisible pardon qui tente d’instaurer son règne dans son esprit, rapidement chassé par la fureur de la terre, qui la ramène à une réalité si terrible que la souffrance elle-même perd sa notion de bénédiction pour devenir une lente agonie encore plus cruelle qu’une noyade. Les profondeurs ne sont plus composées de glaises ou de plantes mais de sentiment puissant qui obstrue ses poumons, l’oblige à chercher ailleurs dans des réflexions qui la détruisent avec une lenteur démesurée. Que la douleur s’arrête, qu’elle puisse voir clair dans les méandres d’un chatoiement sans mérite! Puissance abominable qui la pousse à avancer, à pousser la porte de sa chambre. Celle de sa vie a d’or et déjà été détruite.

    Le miroir, toujours cassé sur le sol. Pâle reflet, morceau de verre sans histoire. Imitation grotesque, vulgaire pantomime d’un physique qui n’est pas le sien. Ce n’est qu’illusion, cette chair blanchâtre ne peut être la sienne. Débris abandonné, dépouillé d’un avenir sans passé. Cadavre d’une ancienne existence, fenêtre sur une ouverture qui n’aura guère plus de sens. Elle avait bon cœur, celle qui fixait maintenant les fragments avec désespoir. Si son destin n’avait pas été irrémédiablement lié à l’échec, sa bonne humeur aurait pût être contagieuse. Mais le virus était désormais ce monstre qui prenait possession d’elle, cette crainte abominable qui broyait déjà toutes ses chances de continuer à exister sans tomber dans la grossièreté d’une décadence. L’autodestruction. Un mot terrible qui ne devrait pas être utilisé pour décrire une jeune de troisième . On peut s’annihiler de plusieurs façons, sans pour autant attirer l’annuité de nos proches. Comme l’enfant qui reste sans souffle, quelques secondes sans cette force vitale qui nous permet de vivre sont suffisantes pour occasionner des lésions invisibles à l’œil de la chair. Et si la guérison n’est pas amorcée, un long processus menant à notre abolition est entamé. Le provocateur de cette situation sera maudit à maintes reprises mais le véritable ennemi persistera dans l’accomplissement de sa funeste besogne. L e pantagoniste? Cette même personne qui se dit persécuté. Douleur, affliction, torture! N’y-a-t’il pas de plus grand mal que de se sentir déchirée, transpercée par l’être que nous sommes? Les pensées deviennent des anthracites ardents qui consument avec indolence notre belle mentalité. Nos actions se transforment en persécutions, dans le simple but de transmettre nos tourments à ceux qui ne connaissent que l’allégresse. Les cris, les supplications…La pitié n’existe pas dans ce monde où une simple phrase peut se transformer en piège mortel. Frémir de chaque fibres de son corps, anesthésier la souffrance par celle d’un autre individu. L’erreur est humaine mais le pardon ne l’est pas. Haïr ceux qui nous entourent avec une rage iconoclaste. Abhorrer davantage sa propre existence. Destruction.

    Tom l’attendait, elle le savait. Mais à quoi bon retrouver un mec qui malgré sa ressemblance avec sa propre personne, ne pourra comprendre ses réactions ? Et son désir, d’oublier. De perdre cette crainte. Si la mort ne voulait pas d’elle, Emy allait devoir trouver un nouveau moyen pour étouffer ce sentiment destructeur qui grandissait à son être. Le monstre qui faisait de son cœur un vulgaire morceau de chiffon était à condamner à s’étouffer dans ses supplications. Un pas vers la commode, une robe transparente qui est enfilé rapidement, les soutifs qui sont enlevés. Certaines choses ne servent à rien. La chanteuse ne savait pas ce qu’elle faisait, ni ce qu’elle voulait. Une seule chose était importante, désormais : Faire taire la créature abominable qui jaillissait en elle, oublier cette douleur atroce qui la tenaillait comme des milliers de dagues tranchantes. Tais-toi. Coupable de mon innocence, je resterai sur cette terre. Mais la souffrance ne guidera plus mes pas. Une vague de panique et la peur qui se fait à nouveau destructrice, pressante. Un gémissement qui échappe de sa bouche, des gouttes de sueurs qui perlent sur son front. Survivre dans cet enfer, oublier. Une recherche est entamée, sans qu’elle ne sache l’objet de cette spéculation. Rien ne l’importe, si ce n’est le désir de faire taire la douleur. Une chute. Pas elle, mais les quelques trucs qui se trouvaient sur son bureau. Un bruit, un fracas. Tant pis, elle avait trouvé ce qu’elle voulait. Un minuscule flacon qui était là depuis des lustres, prescrit autrefois par un médecin.
    Vide. Putain. La vie est cruelle, sans histoire, sans sentiment. Merdique. L’agonie qui lisse ses traits, la pousse à serrer les dents. Ne pas se préoccuper de cette crainte, cette terrible peur de se retrouver seule. Protéger, désirer. Le besoin d’être apprécier, ne serai-ce qu’un instant et oublier que tous ses amis la déteste maintenant. La prochaine personne a apparaître dans son champs de vision serait cette victime qui comblerait son besoin d’affection. Pour contrôler, temporairement, la peur. Ensuite, elle trouverait une autre solution.

    Elle était assise sur son lit, à attendre. Attendre quoi, ou qui? À tenter de vaincre cette peur sordide, avant de ne commettre un acte irréparable. Mais la douleur était trop forte. L’humain ne peut supporter un tel supplice, même avec énormément de volonté. Elle entendit sa respiration avant les toussotements. Avait deviner déjà son identité. Avait supplié, mentalement, le garçon de partir. De la laisser seule avec son angoisse, ce monstre qui la dévorait déjà. Car elle pourrait pas se contrôler, elle le savait. Folle? Non, déboussolée. Perdue dans ce besoin d’oublier, de faire disparaître la crainte, la douleur, les émotions qui la tenaillaient sans qu’elle ne puisse en faire le tri. Disparaît. Avant qu’il ne soit trop tard. Elle se retourna, il était toujours là. Grave erreur.


    -Pars, Tom, je t’en prie!

    Sa voix, une supplication. Les larmes sur sa joue, un présage de l’avenir. La magie ne pouvait-elle pas mettre ce gars à la porte de sa chambre, avant qu’elle ne se fasse engloutir par cette marée d’émotion? Vampire du bonheur, griffes acérés qui déchiraient sa belle conscience. L’épisode du pub, Leanne et les autres n’avaient plus d’importance. La souffrance était trop ardente, son corps n’allait pas tarder à se faire supplient. Être libéré de cette sensation poignante. Vite. Time Over. Un sourire qui s’étire sur son visage, malgré son cœur qui livre une rude bataille contre sa poitrine. Sa main qui s’approche lentement de la joue du dragueur, la caressant l’espace d’une seconde avant de retomber sur le lit.

    - Tu as fais une erreur. Tu n’aurais pas dû revenir ici.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tom Scott
>Lover Guitarist • [admin]
avatar

Masculin Nombre de messages : 1759
Age : 29
Localisation : In my dreams...
Humeur : Everything's ok... or not.
Date d'inscription : 14/01/2008

Rock-Magik
Niveau magique:
35/100  (35/100)
Relations ::
Année d'étude: Deuxième

MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   Dim 6 Juil - 14:42


    Il n'eut pas le temps de poser sa main tendue sur l'épaule d'Emy. Elle fit rapidement volte face, et ce fut même au garçon d'être surpris. Elle le pria de partir. Sa voix se brisait dans sa gorge qui semblait nouée. Mais les mots sortirent tout de même éclatant de ce qui ne pouvait être fait. Tom ne pouvait pas partir. Il ne pouvait pas la laisser. Comment pouvait-elle à nouveau lui demander d'être seule ? Il ne pouvait pas comprendre. Il en était conscient. Emy vivait quelque chose qu'il ne savait pas, qu'il n'avait pas connu. Dans ce cas là, il ne sut comment réagir alors. Mais une chose était certaine il ne partirait pas. Les larmes de supplication qui roulèrent sur la joue de la jeune fille le confirmèrent.
    Etrangement, elles furent effacées par un sourire. Un sourire ? Oui. Plein de souvenirs, de mals, et d'ironies. Un sourire qui semble faux, comme pour se rassurer soi-même et surtout les autres. Encore ces foutues apparences. Elles ne cesseront jamais. C'est à croire qu'un sourire resterait toujours gravé sur des lèvres froides et sans vie, moribondes.

    C'était en fait un sourire annonciateur. Emy approcha lentement sa main de la joue du guitariste. L'espace d'un frolement, l'espace d'une seconde, un froid intense immergea son visage, se disperçant alors le long de son corps par des frissons. Une main froide et sans vie, moribonde, elle aussi. Tom aurait voulu la prendre entre les siennes, et lui redonner un peu de chaleur humaine. Il aurait aussi dû faire de même qu'elle et effacer les rivières larmoyantes creusées sur les plaines jouflues.
    Mais il n'en eut pas le temps, la main glacée se reposa près du corps, à moitié inerte.
    Description mortelle. Ou qui le serait s'il exécutait ses conseils.
    Elle insista qu'il n'aurait pas dû revenir. Mais ce serait en vain. Tom alla se planter devant elle, assise. Il s'accroupit pour mettre son regard à sa hauteur, et se plongea dans le sien. Il n'y vit que tristesse, amertume et souffrance. Tout était réel. S'il partait, elle irait jusqu'au bout, ce n'était pas qu'un caprice, il en était certain à chaque fois qu'il lisait dans ses yeux humides.
    Comme gêné, il baissa les yeux et préfèra s'installer près d'elle, sur le lit.
    Il n'arrivait pas à trouver les mots, encore moins les justes. Que pouvait-il répondre à part :


    - Non, je reste...

    C'était idiot comme réponse, il le savait. Son attitude et sa position le montrait bien assez.
    Tant pis, il garda ensuite le silence. Il fallait trouver un moyen, quelqu'un à qui se confier. Il pensa à la directrice, qui était la mère d'Emy. A vrai dire, il ne connaissait rien de leur relation. C'était d'ailleurs assez étrange comme situation. Elles vivaient sous le même toit, parmi tant d'autres jeunes, mais comme cachant leur parenté. Quant à sa meilleure amie, Leanne, elle était maintenant la petite amie de Tom et il devinait toutes deux étaient surement en froid après l'épisode du pub.
    En fait, il ne connaissait aucune autre personne de l'entourage d'Emy qui pourrait lui apporter de l'aide. Peut-être avait-elle raison. A quoi bon vivre si personne ne vous prette réellement attention, si on n'a même pas une personne de confiance...

    - Et puis pourquoi est ce que je devrais partir ? Raconte-moi plutôt... dit-il, brisant enfin le silence.

    Mais il n'y avait peut-être rien à raconter. Et de toute manière, il ne voyait pas lui-même en quoi Emy devrait lui raconter. Elle ne le considèrait pas comme un ami, mais comme tous les autres garçons. Elle n'avait peut-être pas tord.
    Trop de peut-être.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://heilig-fraizii.skyblog.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Anti-Perriltaltisme de l'âme ( Tom)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» MON AMI ANTI ELECTION SAYO EST -IL DEVENU UN SWEET-MICKISTE OU UN MARTELLISTE ??
» Club anti-mathématiques ! =3
» L'Anti-seiche du Poulpe. 10/09 Septembre 2011.
» Noveau plan anti-drogue des USA dans la Caraibe
» Inventaire Anti-Arachnide

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Rock-Magik :: Rock Magik :: L'extérieur :: Le lac-
Sauter vers: